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Villa Déramond-Barre : Un jardin à la créole avec vue sur la rue de Paris - Décembre 2017 Imprimer Envoyer


La rue de Paris est à la capitale, Saint-Denis, ce que l’avenue des Champs-Elysées est à Paris. Une succession de merveilleuses cases créoles avec ces "guétalis" qui permettaient de regarder "discrètement" les passants évoluant le long de cette artère connue à l’époque sous le nom de « Grande Rue », qui traverse Saint-Denis du Barachois au Jardin de l’Etat. Parmi, ces trésors de l’architecture créole, la Villa Déramond-Barre qui a fait l’objet d’un aménagement paysager pour redonner à son jardin sa splendeur d’antan.

Si la Villa Déramond-Barre a bénéficié d’une restauration importante par les Architectes des Bâtiments de France, le jardin avait quelque peu été oublié. Occupant de nouveau les lieux, le Conseil Départemental a engagé un aménagement paysager qui permet désormais de redécouvrir ce magnifique jardin qui s’offre aux regards des passants de la rue de Paris.

« Le chantier a débuté le 8 août. Mais avant d’attaquer cette phase, j’ai fait des recherches pour mieux comprendre l’histoire de ce site. J’ai pu voir comment les plantes évoluaient dans ce cadre magnifique. J’ai dessiné des plans, je les ai soumis à la Dac-OI (Direction des Affaires Culturelles Océan Indien) qui m’a donné son feu vert. On retrouve ici le jardin tel qu’il était en 1960 », explique Sébastien Dhaille, responsable de la cellule embellissement du Département. Une équipe de 14 personnes, dont 11 contrats aidés, 2 apprentis et un responsable de chantier travaillent pour que les dessins prennent vies et que les fleurs et les plantes reprennent leur place. Car du temps de sa splendeur, on ne comptait pas moins d’une centaine d’espèces endémiques dans le jardin de la Villa Déramond-Barre dont une trentaine de roses de Bourbon.

Alain, un des jardiniers, s’affaire encore aux finitions. Il travaille sur le jardin depuis maintenant quelques mois. « L’avé point rien. Nous l’a défriché, retourné la terre et nou la planté. Aujourd’hui, le jardin lé joli moin lé fier d’avoir participé à cet aménagement. ». Sébastien Dhaille qui précise par ailleurs, « c’est l’ensemble des services du Département qui nous ont permis de réaliser ce projet ».

Géranium, muguet pays, rameaux pays, goyavier fleur, bois d’olive blanc, bois de senteur blanc, bois de joli cœur… trônent désormais aux quatre coins du jardin. Un jardin créole rangé qui laisse découvrir des pépites comme les cinq variétés de rosiers qui ont été réintroduites comme la «  Rosa Bourbon Queen », le  «Commandant Beaurepaire », le « Gypsy boy » ou encore la « Mme Letuve de Colnet ». De beaux nénuphars ornent le bassin principal. Le mur végétal apporte une touche contemporaine à l’ensemble et installe définitivement la Villa Déramond-Barre dans son siècle.

 

« Là-bas, au flanc d’un mont couronné par la brume,

Entre deux noirs ravins roulant leurs frais échos,

Sous l’ondulation de l’air chaud qui s’allume

Monte un bois toujours vert de sombres filaos…»

Extrait du poème « Les Filaos » de Léon Dierx

Recueil « Les lèvres closes »

 

 

Un peu d’histoire :

Une bâtisse créole dans toute sa splendeur

 

Léon Dierx, Eugène Bonin, Raymond Barre… La villa Déramond-Barre est une villa créole qui présente un grand intérêt patrimonial qui a abrité entre autre un poète-académicien, officier de la légion d'honneur et un premier ministre de la République. Construite à la veille de la révolution française, elle a été classée et inscrite au titre des monuments historique depuis le 6 juillet 1987.

 

La villa Déramond-Barre a été bâtie sur un terrain ayant appartenu à la Compagnie des Indes orientales. Cette magnifique bâtisse créole est passée entre les mains de nombreuses personnalités importantes. On retrouve Antoine Desforges Parny, le demi-frère du poète Evariste de Parny qui en devient le propriétaire en 1814. La maison est rachetée le 27 janvier 1830 par le grand-père d’Antoine Desforges Parny. En 1838, c’est dans une de ses chambres que l’illustre poète Léon Dierx voit le jour. Il quittera la demeure en 1860, année de son installation définitive en France métropolitaine. Après avoir appartenu à un certain Eugène Bonin, la villa est cédée au docteur Déramond le 8 mars 1906. Futur Premier Ministre, Raymond Barre, son petit fils y naît le 12 avril 1924. C’est à 20 ans , lorsqu’il est mobilisé et part pour Madagascar, qu’il la quitte. La villa est devenue la propriété du Département de La Réunion en 1983. Elle a été affectée aux services de l’architecte des bâtiments de France (Ministère de la culture et de la communication-Direction des affaires culturelles de La Réunion) qui n’occupent désormais plus les lieux. 




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