Edito...
Qu’est ce que la ruralité à La Réunion ?
Il est difficile de répondre à cette question, sur une île où l’espace est rare et où il est nécessaire à la fois de préserver la Nature (depuis nos lagons jusqu’au patrimoine mondial de l’UNESCO que sont les pitons, les cirques et les remparts), de produire (agriculture mais aussi foret de production, zones artisanales, commerciales et industrielles, zones touristiques…) et de vivre (habiter, se déplacer et avoir des activités de loisirs) !
Pour l’INSEE, la ruralité se définit par défaut, quand un territoire n’est pas urbain… donc quand son habitat n’est pas continu (plus de 200 mètres entre deux constructions), qu’il compte moins de 2 000 habitants et que moins de la moitié de sa population vit en zone bâtie…. Avec une telle définition, hormis nos grands centre ville et les zones naturelles inaccessibles, tous les petits quartiers réunionnais, des Hauts comme des Bas, sont ruraux !
Historiquement et administrativement ce sont les Hauts qui ont bénéficié des aides à la ruralité, qui ont permis de rattraper le retard structurel de territoires enclavés. Cependant au-delà de ce caractère administratif des dynamiques rurales sont à l’œuvre sur tout le territoire (les espaces périurbains, les espaces ruraux « profonds » , les espaces ruraux « vivants »).
La ruralité semble avant tout être perçue comme une valeur culturelle héritée où les modes de consommer et produire étaient plus en lien avec les ressources naturelles locales ce qui obligeait à plus d’échanges et de proximité entre les usagers du territoire.
On pourrait alors poser comme ruraux les territoires qui permettent que des liens se nouent entre les différents usagers de l’espace autour des écosystèmes encore présents :
Les grands centre ville ne compte plus avec ces écosystème et les espaces naturels profonds ne concernent pas de groupes humains.
Les espaces où « habiter » et « cultiver » se côtoient qu’ils soient agricole « mités » ou villes peu dense avec de nombreux rond de cours, donnent la possibilité de travailler et de consommer local, d’échanger de la matière organique,… Cependant aujourd’hui les conflits d’usages se développent dans les quartiers.
De la même façon les espaces ou « protéger la nature » et « cultiver » ou « développer le tourisme » se côtoient sont riches en perspectives innovante de valorisation d’un patrimoine naturel…. La Charte du Parc National devra synthétiser ces enjeux.
Notre ruralité réunionnaise serait donc avant tout la qualité des personnes à vivre ensemble.
Le Réseau Rural Réunion n’a donc pas d’autre objectif que de proposer des espaces de partage afin de permettre à ce lien rural, dont la vivacité nous est spécifique, de se maintenir en évoluant.








